Prospection et gestion

rtl_selling-essentials_prospecting-and-territory-management_115187251Il est très important pour les populations, surtout celles des régions arides et semi-arides, d’accéder aux ressources hydriques aux fins d’assoir leur développement économique sur de bases solides. La prospection des nappes phréatiques devient une nécessité, dès qu’il s’agit de les mettre à la disposition des populations défavorisées. Les puits et les forages doivent être réalisés avec précision et soin pour éviter les échecs et la déperdition d’énergie.

L’ère des sourciers est presque révolue ! Pourtant, ceux-ci continuent à exercer, notamment dans les petites communautés. Cependant, des techniques modernes mises au point au XXe siècle permettent de détecter les réserves hydriques souterraines grâce à des moyens moins aléatoires.

Les méthodes scientifiques ont l’avantage d’augmenter considérablement le taux de réussite. Généralement, on commence par faire une enquête préalable pour rassembler des renseignements sur les endroits susceptibles de contenir un aquifère. L’examen de la topographie et de la cartographie peut être complété par un ensemble de photographies aériennes ou d’images satellites qui donnent une vue d’ensemble sur la zone à prospecter.

Actuellement, les principales méthodes de prospection font appel à l’hydrogéophysique qui étudie les propriétés électriques du sol. Effectivement, ces propriétés varient en fonction de la nature des sols et de leur composition. Les techniques sont nombreuses, mais elles peuvent être classées en deux familles, celles qui consistent à mesurer la résistivité électrique des sols par un courant continu, et celles qui emploient la voie magnétique.

Il est aussi possible d’utiliser l’isotopie qui permet de suivre le cheminement des eaux dans le sol, et évaluer l’âge des nappes phréatiques. Les isotopes couramment employés sont le tritium, l’oxygène 18, le carbone 14 et le deutérium.

Les couts de la prospection dans les pays en voie de développement sont souvent financés par des dons ou des organismes internationaux comme le PNUD ou la Banque Mondiale. Par rapport au cout d’un sourcier, qui est de l’ordre de quelques dizaines d’euros, le prix des méthodes modernes est nettement plus élevé, et s’élève généralement à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

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